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lundi 27 juin 2011

Salon du Bourget : dans un contexte hautement concurrentiel, Airbus et Boeing testent les biocarburants pour faire baisser la pollution atmosphérique du transport aérien

A l’occasion du Salon du Bourget, le premier vol transatlantique d’un avion commercial dont les moteurs sont alimentés en biocarburant a été réalisé par le nouveau cargo de Boeing (747-8 Freighter). Pour utiliser le mélange composé pour 15 % de biocarburant à base de caméline et pour 85 % de kérosène traditionnel, Boeing indique n’avoir apporté aucune modification à l’avion, à ses moteurs et aux procédures opérationnelles avant le décollage.


De son côté, Airbus a réalisé une première mondiale en faisant voler un Diamond DA42 alimenté à 100 % avec un biocarburant à base d'algues de culture.
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vendredi 27 mai 2011

Biocarburants : Culture de la canne à sucre, un effet gagnant-gagnant sur le changement climatique ?

Une équipe de chercheurs du Carnegie Institution vient de mettre en évidence qu’en plus de la réduction considérable des émissions de dioxyde de carbone, qui autrement seraient produites par l'utilisation des carburants fossiles, la culture de la canne à sucre posséderait un autre atout inattendu sur le réchauffement climatique par rapport à d’autres cultures.
 
En effet, au Brésil, l'expansion de la plantation de cannes à sucre à grande échelle, à destination de la production de biocarburants dans les zones précédemment occupées par d'autres cultures, permet de refroidir le climat local.


Le groupe de scientifiques mené par Scott Loarie a constaté que la conversion de la végétation naturelle en mode culture / pâturage dans le Cerrado avait fait augmenter la température en moyenne de 1,55°C, alors que la conversion subséquente de la canne à sucre avait refroidi l'air ambiant, en moyenne, de 0,93°C. Ce phénomène s’expliquerait par le fait que la canne à sucre est plus réfléchissante et donne plus d'eau que les cultures ou pâturages qu’elle remplace.

Selon Scott Loarie « Il s'agit d'un potentiel gagnant-gagnant pour le climat en utilisant la canne à sucre pour alimenter les véhicules et réduire les émissions de carbone, alors que sa croissance fait abaisser la température de l'air ambiant » . Cette étude, qui a été publiée le 17 avril dans la revue "Nature Climate Change", apporte un nouvel éclairage sur l’impact des cultures destinées aux biocarburants sur les modifications climatiques dans un contexte d’expansion constante et controversée de ce type de plantations.

Ainsi, début mai, l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) a présenté une estimation selon laquelle les biocarburants représenterons, à l’horizon 2050, 27% des besoins mondiaux  dans le domaine des transports  (contre seulement 2% actuellement).


Références


Fabrice CALBOUR
Project Manager


mercredi 13 avril 2011

Les empreintes hydriques, un nouveau casse-tête pour les entreprises ? (Eau - Partie 2)

Dans ce contexte problématique de gestion de l’eau, institutions, industriels et chercheurs tentent continuellement d’améliorer ou de mettre au point des méthodes et outils innovants afin de mieux appréhender les enjeux relatifs à l’eau. En 2010, la détection toujours plus affinées des polluants ou les calculs complexes d’empreintes hydriques ont ainsi donné lieu à nombre d'articles publiés dans de prestigieuses revues.

> Les empreintes hydriques, un nouveau casse-tête pour les entreprises ?


lundi 10 janvier 2011

La chimie, au cœur des enjeux de la gestion mondiale de l’eau - Partie 1

En ce début d'année 2011, pour laquelle toute l'équipe de LNA vous adresse ses meilleurs vœux, la gouvernance de l'eau apparait plus que jamais comme un enjeu géostratégique crucial. Les filières de la chimie, à la fois sources de problèmes majeurs et de solutions innovantes, devraient y jouer un rôle prépondérant.

> Consensus global sur une situation de plus en plus critique en Chine : 

- Le constat sur l’état des ressources hydriques de la Chine, "usine et grenier du monde", en quantités comme en qualités, alarme aussi bien les ONG et scientifiques que les autorités nationales et la communauté internationale. 
Avec ses ressources en eau limitées, inégalement réparties, et menacées  par des pollutions très graves, la Chine envisage dorénavant l'eau comme une arme diplomatique importante. Les groupes multinationaux, sources de pollution ou de remédiation, sont par ailleurs fortement demandeurs de cette ressource pour la pérennité de leurs propres activités. Ces problématiques sont d’ailleurs illustrées par des mesures de plus en plus strictes envers les pollueurs de la part des autorités et par la publication croissante d’études scientifiques et de rapports des cabinets de consulting sur ces problématiques*.
Relayé par plusieurs sources étrangères, le China Daily mentionne fin décembre que le gouvernement chinois prévoit de dépenser près de 200 milliards de yuans (environ 30 milliards $) dans des projets de conservation de l’eau en 2011, soit un dixième de plus qu’en 2010, ce, afin de garantir la sécurité alimentaire et notamment l’augmentation de la production de céréales dans le pays.


Carte établie par le China Water Ressources and Hydropower Scientific Research Institute (IWHR et mise en ligne sur un blog canadien environnementaliste suite aux déclarations préoccupantes du ministre de l’eau chinois Chen Lei sur les ressources en eau du pays lors d’une conférence en octobre 2009.